Rubans roses, cancer et surenchère médias: quand même, calmons-nous

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Le film « L’industrie du Ruban Rose » (« Pink Ribbons, Inc. »), réalisé par Léa Pool, prend l’affiche aujourd’hui.  Et depuis les premiers visionnements de presse, il y a environ deux semaines, on a assisté, entre chroniqueurs, à une sorte de surenchère dans l’indignation pour dénoncer le phénomène du « marketing de cause » et ses excès, qui sont abordés dans le documentaire. Dans La Presse, Nathalie Petrowski a salué ce « pavé jeté dans la mare rose », alors que son collègue Marc Cassivi en avait parlé comme d’un film qui « dénonce l’opportunisme et l’hypocrisie d’entreprises qui profitent de la lutte contre le cancer du sein pour mieux se mettre en valeur ». Et puis, dans Le Devoir, Fabien Deglise dénonce comme « une désolante marchandisation de la compassion » toute initiative de communications et de marketing associée à une cause:  « Ruban rose, moustache en novembre, logo sur pizza surgelée en appui aux maladies du coeur, campagne de …

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Est-ce la touche de Dimitri Soudas? Après l’avalanche de courriels du bureau de Stephen Harper, voici ceux du Comité olympique canadien.

Comité olympique canadien - logo

Depuis le début de l’année, une question me trottait dans la tête, sans que j’aie trop le temps de m’y arrêter : comment se fait-il que je reçoive tout à coup, tous les jours, des courriels du Comité olympique canadien (pour un total d’une bonne dizaine chaque semaine), alors que je suis loin de couvrir le sport de façon régulière (pour dire le moins)? La réponse a fini par émerger dans mon esprit cette semaine.  « Ça me rappelle quelque chose », me disais-je, alors que j’effaçais quelques-uns des courriels, sans les avoir lus. « Tiens donc, c’est exactement ce que je faisais avec les innombrables Statement/Déclaration,  Media Advisory/Avis aux médias, Release/Communiqué,  Photo release/Communiqué photo et Photo and Video Release/Communiqué photo et vidéo, envoyés chaque jour par le PMO-CPM (Prime Minister Office / Cabinet du premier ministre); et ce, même si tout est accessible en tout temps sur ce site. Et puis là, illumination : « Hé, mais, n’est-ce …

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L’industrie du ruban rose : les effets pervers de certaines causes

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On a déjà parlé pas mal du documentaire « L’industrie du Ruban Rose », qui doit sortir en salles vendredi prochain, le 3 février. La réalisatrice Léa Pool y décortique la mécanique derrière ces fameux « Rubans Rose », que l’on a vu se multiplier à travers les années sur une multitude de produits, pour signifier le soutien que les diverses entreprises manifestent à l’endroit de la cause du cancer du sein. C’est ainsi que, surtout au mois d’octobre, qui est le mois « officiel » de la sensibilisation au cancer du sein, on voit les rubans roses apparaître sur des emballages de produits aussi divers que des champignons frais (même le petit « casseau » de plastique est rose; j’en ai acheté à l’épicerie), des pots de yogourts, des cosmétiques de diverses marques, évidemment… et même à un endroit aussi incongru que des barils de Poulet Frit Kentucky! Et donc, tout le monde connaît sans …

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L’immense mystère du Bye Bye à l’ère 2.0

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On s’est vu confirmer, il y a quelques jours, que l’édition 2011 du Bye Bye a été le plus regardée de l’histoire. En tout, 4 759 000 téléspectateurs ont visionné le rendez-vous de fin d’année, si l’on combine la diffusion  du 31 décembre et sa rediffusion le 1er janvier. De ce nombre, 3 301 000 l’ont vu le 31 décembre. Radio-Canada signalait par ailleurs que, historiquement, le Bye Bye est sa seule émission à avoir franchi le cap des 3 millions au cours des 10 dernières années : 3 022 000 pour le Bye Bye 2007 et 3 059 000 pour le Bye Bye 2008. (Pour la culture générale et télévisuelle de tout le monde, on rappelle que le record absolu d’écoute appartient toujours à La Petite vie du 20 mars 1995, qui, avec 4 098 000 de téléspectateurs, serait la seule émission créditée de plus de 4 millions de téléspectateurs.) Honnêtement, je …

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Paradoxe de Facebook et des médias sociaux: les humains deviennent plus marketing, et les marques plus humaines

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Dans un billet publié vendredi, je soulignais comment, sur des réseaux sociaux comme Facebook, nous finissons tous par nous comporter un peu comme des touristes qui reviennent de voyage :  bien sûr,nous affichons notre vie, mais en mettant de l’avant le bon côté des choses. Cela rejoint la notion du « personal branding » dont il a déjà beaucoup été question : les individus, soulignent entre autres certains experts, doivent apprendre à se considérer comme des marques, et à se comporter comme tels, en se souciant de l’image qu’ils projettent, et en voyant à se mettre en marché. Quand on parle des entreprises, il est intéressant de constater que c’est la tendance inverse! Bien des experts –parfois les mêmes qui ont fait ressortir l’importance du « personal branding » – soulignent à quel point il est de plus en plus important, pour les entreprises, de faire davantage ressortir leur côté « humaine » : se montrer plus …

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Comment Facebook nous transforme en perpétuels touristes

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Alors que Facebook a clotûré l’année en lançant son fameux profil « Journal », (Facebook Timeline en anglais), un article paru dans Slate et transmis par un de mes contacts Twitter (@JPLeGrand) a attiré mon attention.  Intitulé The Anti-Social Network, il fait ressortir comment ce réseau social peut contribuer à nous déprimer.  Chacun s’empresse d’afficher tout ce qu’il fait de bon et d’intéressant: les activités auxquelles il participe, les spectacles et films qu’il va voir, les gens qu’il fréquente, etc. Et en lisant tout cela, on peut parfois avoir l’impression d’être seul(e) sur Terre à ne pas mener une vie géniale… Tout cela devient encore plus fragrant avec le Facebook Journal (que je n’utilise pas encore, soit dit en passant). Cette fonctionnalité permet à chacun d’organiser les contenus qu’il/elle a publiés sur Facebook en ordre chronologique inversé, et de les personnaliser de diverses façons. D’abord, en permettant de retirer tout ce qu’on …

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Mes mercis pour 2012

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Je réalise que je ne suis jamais très inspirée à me lancer dans des rétrospectives (« les faits saillants de 2011 en pub, en comm., etc. »), ou dans des prédictions (« les tendances à surveiller pour 2012″). J’ai par contre envie, en ce début d’année, d’adresser à la ronde des remerciements, liés à diverses sphères de notre vie et de nos activités. Allons-y: -Merci aux automobilistes qui, en ville, mettent leur clignotant lorsqu’ils ont l’intention de tourner à gauche quelque part, nous permettant ainsi de passer tout de suite à droite, et éviter de rester pris derrière eux pendant qu’ils attendent de pouvoir tourner. – Merci à tous ceux et celles qui, dans leurs messages  téléphoniques, prennent la peine d’indiquer clairement leur numéro de téléphone, afin que l’on n’ait pas à chercher frénétiquement où on l’avait noté. -Merci aux animateurs/trices de radio qui, en cours d’entrevue, mentionnent régulièrement le nom de l’interviewé(e), …

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Bye Bye 2011: retour après une seconde écoute

Bye Bye 2011

J’avais livré, dès le 1er janvier, ma critique-express du Bye Bye 2011, après la première écoute, le 31 décembre au soir. Je l’ai réécouté le lendemain, en compagnie de mon garçon (qui avait été très frustré d’avoir dû se coucher avant, la veille). Est-ce parce que mon garçon s’est montré meilleur public que mon chum? Est-ce le fait d’avoir jeté en même temps, cette fois-là, un coup d’œil aux commentaires émis sur Twitter, (hasthag : #BB2011), qui tendaient à être plus positifs qu’autre chose? Est-ce parce que certains sketches gagnent à être réécoutés, et suivi avec plus d’attention (ce qui n’est pas toujours le cas dans l’ambiance du 31 décembre)? Toujours est-il que j’ai un peu plus ri à la seconde écoute. Un peu. Et que j’ai mieux apprécié certains sketches et certains textes, comme cette pseudo-pub pour un disque de chansons de Noël – enfin non, tout sauf Noël,  une …

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Critique-minute du Bye Bye 2011

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Voici ma critique-express du Bye Bye 2011, diffusé hier soir (31 décembre 2011) à la SRC : -On a ri davantage pendant les pauses publicitaires, en pitonnant et en revoyant pour la enième fois des séquences de « Rabbi Jacob« , diffusé à TVA (qui avait d’ailleurs fait exactement la même chose l’année dernière ou la précédente, si je ne m’abuse; ça s’appelle: on ne se casse pas la tête avec une contre-programmation, et surtout, on ne se donne pas la peine d’investir…) -Le sketch de départ (« On connaît la cassette » après la séquence d’ouverture « fin du monde »), était ‘flat’ et pas très drôle. -Bien des numéros étaient trop longs, ce qui diluait bons « punchs » quand il y en avait. (C’était le cas pour le « bootcamp » du NPD avec Thomas Mulcair. Les auteurs devraient s’imposer de couper tout ce qui dépasse 2 minutes; et chercher à « trimmer » à partir de une minute… …

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The Book of Awesome, ou « La première gorgée de bière…», apprêtée à la sauce nord-américaine. Et 2.0.

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Crever du papier à bulles. Faire un « high-five » à un bébé. Joindre une file juste avant qu’elle ne s’allonge de beaucoup. Se faire adresser un signe de reconnaissance de la part de quelqu’un que l’on vient de laisser passer en voiture. Le livre The Book of Awesome, reçu en cadeau, m’a fait (re)découvrir cette multitude de choses dont on se réjouit régulièrement (parfois secrètement) et que, souvent, on oublie d’apprécier à leur juste valeur. Neil Pasricha, l’auteur, se décrit lui-même, à la toute fin du livre, comme « just a regular guy who loves the smell of gasoline, sleeping on the cool side of the pillow, and peeling an orange in one shot ».  On  apprend  aussi qu’il travaille “in an office job in the suburbs, eats frozen burritos for dinner, and needs to go to the gym more”.  Le livre est en fait dérivé d’un blogue, intitulé 1000 Awesome …

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